Trouver sa place dans le monde du travail n’est pas chose facile. Certains ont des vocations très jeune alors que pour d’autres, c’est une longue traversée du desert. Je fais partie de la seconde catégories.

Trouver sa voie

Jeune, je n’étais pas fan de l’école. J’ai persisté dans les études parce que ça me semblait la meilleure solution pour assurer mon avenir d’adulte. A l’époque, dans les années 90, on croyait encore que diplômes rimaient avec postes bien payés. Pendant toute ma scolarité et bien après, ma préoccupation principale a été d’imaginer quel serait ma place dans le monde du travail. Comme beaucoup après la fin des études, j’ai erré de CDD en CDD entrecoupés par des périodes de chômage pendant quelques années. Internet a été ma porte de sortie. Ce secteur offrait des perspectives d’embauches ce qui n’était pas forcément le cas de mon DEA en biologie des invertébrés et tout était à inventer.

Le salariat

Je suis rentré dans le monde du travail avec le statut de salarié. Entre le salariat et moi, ça n’a pas collé du tout. J’ai accumulé les démissions, passant du secteur privé au secteur publique avant de me rendre compte que ce qui me posait problème était l’aliénation du statut de salarié. Certe ce statut offre des avantages (sécurité financière, protection sociale, congés payés, mutuelle, participation aux bénéfices … ) mais apporte également son lot d’inconvénients (subordination, perte d’autonomie et de pouvoir de décision, salaire plafonné, burn-out/bore-out, soumission hiérachique …). De plus, la raréfaction du travail, provoquant un désequilibre entre l’offre et la demande, diminue de plus en plus le pouvoir de négociation du salarié. A moins d’avoir un profil rare et recherché, il est difficile de changer d’emploi quand les conditions de travail deviennent insuportables. Lorsque la recherche du profit maximum est la seule motivation de l’entreprise, le management gestionnaire met les salariés en souffrance. Les dépressions et les sucides au travail sont malheureusement là pour en témoigner.

Je ne veux pas dresser un tableau noir du salariat. Des dirigeants se préoccupent encore de leurs salariés et beaucoup de gens trouvent satisfaction dans leur entreprise. Cependant, en ce qui me concerne, les inconvénients évoqués plus haut m’ont poussé à essayer autre chose.

Le freelancing

J’ai opté pour le statut de freelance pour gagner en liberté et autonomie. Choisir sur quoi travailler, avec quels outils, quelle méthode, à quel rythme et avec qui, correspondaient plus à mes attentes.

Je découvre que le freelancing demande responsabilisation et organisation. Les tâches sont plus diversifiées car il faut gérer les aspects commerciaux, administratifs, de formation, de communication et de marketing en plus de votre activité principale. Devenir polyvalent est une nécessité. Je découvre aussi le risque de l’isolement. Mais rejoindre une communauté, assiter à des meetups, des conférences ou rejoindre un espace de co-working sont autant de solutions pour combattre cet isolement.

Les principaux défis auxquels le freelance est confronté sont de maintenir ses compétences à jours, de trouver de nouveaux clients, d’évaluer et négocier le coût de ses préstations, de gérer certains travers de la relation client (besoins mal définis, attente de livrables, nouvelles demandes non budgetés dans le devis initial, attente des paiements).

En freelance j’ai parfois fait beaucoup d’heures car s’engager sur un délais est un exercice périlleux. En effet, il est fréquent d’être confronté à des imprévus qui rallongent le temps d’éxecution qu’il faut généralement combler en heures supplémentaires.

Devant le constat que le freelancing est une activité étroitement correlé à sa capacité de préstation et que les journées ne font que 24 heures, je commence à m’intérreser à l’entrepreneuriat.

L’entrepreneuriat

A la différence de la préstation de service, l’entrepreneuriat permet de développer une activité économique dite “scalable” c’est à dire décorrelée de sa capacité de préstation.

Il existe différentes manières d’aborder l’entrepreneuriat.

La plus populaire semble être la vision “Startup”. On trouve une idée, on la teste auprès du marché, on lève des fonds, on monte une équipe, puis on cherche à croître en esperant se faire racheter par un concurrent. Si tu crâmes toute ta levée de fond avant de te faire racheter, tu as perdu.

D’autres préféreront la croissance sans limites pour écraser la concurrence et mettre en place des monopoles. GAFA ceux là !

Dans ces modèles, la recherche du profit est le principal moteur.

La seconde vision entrepreneuriale est celle des PME-PMI, des coopératives et des solo-entrepreneurs. Plus que le profit sans limite, la motivation concerne davantage le maintient d’une qualité de vie toute en s’attachant à dégager un chiffre d’affaire suffisant.

Je m’intéresse donc au solo-entrepreneuriat comme moyen de générer un revenu.

Le solo-entrepreneuriat

Quels sont les caractéristiques qui définissent un solo-entrepreneur ou solopreneur ?

En attendant la mise en place du revenu de base inconditionnel, c’est une vison du travail qui me convient plutôt bien. Je me suis donc lancé il y a plusieurs années sur le projet Confdays afin d’expérimenter si le solo entrepreneuriat m’apporterait épanouissement dans le travail, du temps et un revenu convenable.

Le lecteur: Confdays, plusieurs années ! mais le Lean et le MVP putain Gilles

Moi: Oui je sais, mais en tout bon développeur j’ai codé d’abord puis lu les bouquins de marketing biennnnn après. Je ferai peut être un retour d’expériences sur les travers qui poussent les dévelopeur.e.s/designer à passer autant de temps sur leur projet.

Pour rappel Confdays est un service Saas pour les organisateurs de conférence qui fournit un site hébergé de conférence et un tableau de bord pour gérer les appels à contribution et l’évaluation des propositions.

Heureusement je commence à en voir le bout et 2018 sera l’année du lancement. Stay tuned ;-)